BIBLIO

Fracture identitaire

« Fracture identitaire ! A Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité. », est l’histoire de Sambel, Yama, Biram, Alboury, Bougouma, Idy, des français d’origine étrangère. Leur père est venu en France à la fin des années 60 pour y travailler et qui, grâce au regroupement familial, fait venir leur mère Khady. Le mythe du retour au pays et la ténacité à la tradition hantent ces deux derniers. La discrimination et la recherche de repères identitaires sapent la vie de leur progéniture. Le livre dépeint la vie au quotidien d’une famille d’immigrés et de leurs enfants.

Essai, Ccinia Editions, Collection Hasangha, 186p,18

Patera

Aïssatou Diamanka-Besland signe avec ce parallèle entre destin individuel et souffrance collective, son second roman. Au moment où l’Europe ferme ses frontières et qu’en France le flambeau de l’immigration « sosie » est en vue, à la porte de l’Afrique, les jeunes volontaires à l’immigration prennent l’assaut, armés de leurs pirogues en bois pour s’attaquer aux dents de la mer. L’Europe à tout prix ! L’Europe jusqu’à la mort ! A la frontière du réel, Soukeyna touchée par ce phénomène meurtrier, ne répond plus aux cris de cœur de son ancien amour. Elle utilise sa voix pour les sans-voix, sans-voie pour un monde plus juste.

Roman, Editions Henry, Collection les Ecrits du Nord, 216 pages, 12€ – ISBN 978-2-901245-28-0

Le pagne léger

Elle raconte l’histoire de Soukeyna excisée à l’âge de six ans, tiraillée entre la tradition et la modernité. Elle fait des études de droit à l’université de Dakar et aspire à une autre vie que celle de sa mère. Elle se pose des questions sur sa vie, le statut des femmes dans une société où l’autorité masculine est très présente. Babacar est son amoureux. Elle cache cette relation à ses parents, mais met ses sœurs dans la confidentialité…

Roman, Editions Henry, Collection les Ecrits du Nord, 128 pages, 12€ – ISBN 978-2-901245-63-6

Le requiem noir

Elle l’a co-écrit avec Pierre Lunel, ancien Président de l’Université Paris 8 et actuellement Délégué interministériel pour l’orientation et l’insertion professionnelles des jeunes. Requiem noir rend hommage doublement à Léopold Sédar Senghor à l’occasion du centenaire de sa naissance et au deuxième centenaire de la loi anglaise de mars 1807 portant abolition de la traite des noirs. C’est aussi le projet de pouvoir honorer la mémoire des victimes de l’esclavage et de rendre hommage à la vitalité des cultures issues de cette histoire.