LE MESSAGER : Le mythique imaginaire du pays du blanc à la loupe – © lemessagersn

«Patera», tel est le titre du second ouvrage que la jeune romancière sénégalaise, Aïssatou Diamanka Besland s’apprête à sortir. Issu de la Collection les Ecrits du Nord, ledit roman est un réquisitoire contre l’immigration au pays du blanc, ce grand pays qui fait rêver et pourtant, où il ne fait plus bon vivre.

Le 30 septembre prochain, le roman d’Aïssatou Diamanka Besland sera dans les rayons des librairies françaises. Titré «Patera», ce roman de deux cents seize pages, publié par les Editions Henry de la Collection les Ecrits du Nord, reste ce «parallèle entre destin individuel et souffrance collective» de la jeune romancière sénégalaise, qui prépare présentement une thèse de Sciences Politiques sur l’intégration des immigrés à l’université Paris X Nanterre. C’est qu’Aïssatou, qui n’a de cesse de magnifier la vitalité des cultures en général, celle issue de l’esclavage s’entend, s’inscrit tout naturellement, dans l’optique de mettre à nue, tous ces clichés qui font rêver, «ou fortifient davantage les rêves déjà bien ancrés dans la tête de ces jeunes gens au cœur flibustier». Une tâche chimérique néanmoins, est-on tenté de dire, si l’on sait que, rien que l’imaginaire de la France par exemple, a toujours été quelque chose de mythique, les télévisions des pays du blanc ayant fini «d’imposer ses règles aux populations du tiers monde…au point de créer des envies pour ces adeptes du voyage interdit», convaincus que le pays du blanc est «tellement prospère que dans les supermarchés, des rayons entiers sont destinés à la nourriture pour animaux». Le pays des blancs, avec «ses grandes villes, ses belles voitures, ses monuments et ses immeubles à perte de vue, suscitaient le désir de partir voir l’Europe». De fait, «partir devient la seule et unique solution».

La sortie de ce roman d’Aïssatou Diamanka Besland, allonge de facto, la bibliographie de l’écrivain, qui a co-écrit le spectacle musical, «Requiem noir» avec Pierre Lunel, ancien Président de l’Université Paris 8 et par ailleurs, Délégué interministériel pour l’orientation et l’insertion professionnelles des jeunes et qui a écrit, «Le Pagne léger», roman de cent vingt huit pages, paru en 2007.

Originaire du pays de Léo le poète, Aïssatou Diamanka née Besland vit en France depuis neuf ans déjà, juste après qu’elle ait acquise son BTS de Communication-information à l’Institut Supérieur de l’information et de la communication (Issic) de Dakar.

Pour précision, Aïssatou mène une vie très chargée en France où elle assiste à des émissions de télévision et de radio, notamment «On est pas que des mamans» animée par Karine le Marchand sur France 2 ou encore «Reine d’Afrique», présentée par Kidi Bebey à Rfi. Elle participe également à des émissions sur l’immigration. Elle anime des conférences (conférence au Lycée professionnel à Saint-Cyr, à Cajarc sur les Tirailleurs sénégalais) et participe aux différents Salons du Livre de Paris.

Mamy SY

Aïssatou Diamanka-Besland

Aïssatou Diamanka-Besland

Ecrivain - Journaliste
Aïssatou Diamanka-Besland

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