FARAFINA RADIO : Le nouveau roman d’Aïssatou Diamanka-Besland, « Fracture identitaire ! À Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité »

Le nouveau roman d’Aïssatou Diamanka-Besland, « Fracture identitaire ! À Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité » paraîtra le 15 septembre prochain. Le mois de septembre est lié à la rentrée scolaire, mais pas seulement, c’est également la rentrée littéraire. Et c’est ce moment qu’a choisi la talentueuse Aïssatou Diamanka-Besland pour nous faire paraître son dernier roman. Trois ans après son premier roman, Le Pagne léger qui nous faisait réfléchir notamment sur les conditions de la Femme, et un an après son deuxième ouvrage, Patera qui nous parle de l’immigration, la romancière sénégalaise nous propose « Fracture identitaire ! À Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité.». Comme elle le dit si bien elle-même : « c’est un livre avec des identités différentes, des identités qui se fracturent, des identités qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, mais au final se retrouvent ». Ce roman où l’action se situe principalement à Baltazare, cité que la romancière a créé, nous parle de l’immigration, des obstacles de l’immigration, de l’immigration pas comme on a l’habitude d’en entendre parler, l’immigration vue sous différents angles par différents personnages. Dès les premières pages, on sent que l’écrivain est dans son domaine de prédilection, un thème qu’elle maîtrise avec brio. Avec ce troisième roman, Aïssatou Diamanka-Besland nous montre une nouvelle fois si besoin en était, qu’elle est avant tout, une femme engagée, qui n’hésite pas à pousser des coups de gueule. La romancière s’est inspirée de sa propre histoire, des histoires des familles qu’elle côtoie, mais aussi de ses recherches, cette fille de tirailleur sénégalais prépare une thèse sur l’immigration à l’Université de Nanterre.   Ce roman parle à toute une génération mais pas uniquement, car sous des nombreux traits d’humour, il nous peint une réalité sociale que beaucoup subisse.   Résumé : Écrit sous forme de chorale, « Fracture identitaire ! À Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité. », est l’histoire de Sambel, Yama, Biram, Alboury, Bougouma, Idy, des français d’origine étrangère. Leur père est venu en France à la fin des années 60 pour y travailler et qui, grâce au regroupement familial, fait venir leur mère Khady. Le mythe du retour au pays et la ténacité à la tradition hantent ces deux derniers. La discrimination et la recherche de repères identitaires sapent la vie de leur progéniture, ces Français de « couleur », avec des prénoms venus d’ailleurs. « Fracture identitaire ! À Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité. » est truffé d’humour tout en mettant la vérité à nue. Il dépeint la vie au quotidien d’une famille d’immigrés et de leurs enfants dans la société française

Salah-Eddine Gakou

Aïssatou Diamanka-Besland

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Ecrivain - Journaliste
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